C'est si simple de couper internet à tout un quartier. J'avais un problème de fibre et un technicien est venu s'en occuper ; finalement le problème était plus haut sur la ligne donc il a rien pu faire. Mais entre temps il m'a montré l'emplacement du noeud fibre qui pilote toute la rue. Dans un boitier gris random à coté duquel je passe tous les jours, même pas verouillé, tous les câbles apparents qu'un sécateur pourrait venir sectionner en 2 secondes chrono avant de repartir dans l'anonymat le plus total comme si de rien n'étais. Bon exemple d'ordre social non imposé : malgré quelques incidents par ci par là on n'observe pas de mouvement global de coupure d'internet à cause de gens qui s'attaquent aux boitiers. Certes c'est réprehensible par la loi, mais vu la facilité et rapidité avec laquel ça peut être fait, pas sûr..e que les flics puissent faire grand chose. C'est surtout que personne à rien à y gagner, pas de pouvoir sur les autres, pas de capital, rarement de la gloire, sauf pour celleux qui ont absolument besoin qu'on parle de leurs exploits -- mais qui ont besoin d'un autre genre de traitement qu'une nuit en GAV, par exemple un suivi psy- remboursé par Macron ? Du coup les gens passent à côté tous les jours sans les calculer, et c'est parfait comme ça, même pas besoin de loi ni de gens ou de caméras pour surveiller. C'est un exemple un peu basique, surtout vu qu'avec les téléphones c'est facile de vivre en partage de connexion, mais ça peut s'appliquer à plein d'autres trucs, pour lesquels le sens commun s'applique très bien. Tout ça pour dire que le rêve anar n'est pas mort et qu'il a de beaux jours devant lui lol.
Sinon j'ai pour la première fois de ma vie réussi à faire du vélo sans les mains plus de 10 secondes. J'ai l'impression d'avoir revecu la sensation de retirer les roulettes, c'était extrêmement grisant. Entre ça et la salle de sport -- à cause de douleurs dans le dos, qu'il faut renforcer pour soigner à long terme -- ça fait vraiment du bien de sentir son corps pour autre chose que des douleurs, et de se sentir un peu plus capable jour après jour. Hâte de recommencer. Bisous !
Je viens de setup un repo git pour le site, et j'ai synchronisé ça avec mon téléphone histoire de pouvoir écrire de n'importe où. Peut-être sans doute il faudrait séparer les moments d'écriture des moments de vie, plutôt que de renforcer encore mon usage des écrans et surtout de mon portable. Mais le fait est que l'organisation d'avant était pas très pratique (je fonctionnais par copies directe des fichiers vers et depuis un drive -- pourtant je connais bien git, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt), et surtout ça me donne vachement plus l'occasion d'écrire des conneries si je peux éditer du HTML en permanence depuis ma poche ! Surtout que je vois vraiment ce site comme un truc un peu autobriographique : ça représente qui je suis, ce que j'aime et ce que je pense ; et donc pouvoir dire ce qu'il me passe par la tête au quotidien ça fait partie du truc.
J'ai trop souvent dispersé les choses, explorant un milliard de hobbies, commençant un autre milliard de carnets, de bouts de codes, de musiques, de peintures, de jeux -- aucun..e terminé..es -- et ainsi de suite, dans une espèce de quête identitaire du graal : la chose dans laquelle je serais tellement doué..e que tout le monde me regarderait avec admiration et envie. Je pourrais ainsi abandonner tout le reste pour pouvoir foncer tête baissée dans ma spécialité et dire à tout le monde "Eh regardez, c'est moi la personne qui fait [insérer activité ici], et en plus je le fais super bien, aimez moi svp".
Il y a beaucoup de choses qui vont pas là dedans -- on explorera ça dans de futures entrées du weblog, j'adore raconter ma vie -- mais voilà, ce site sera un condensé de tout ça, sans queue ni tête, et reflettra, j'espère, un peu ce que j'essaye de faire dans ma deuxième moitié de vingtaine : être moi, ne pas avoir honte, s'autoriser à être nul..le (même en public) et apprécier le processus créatif en tant que tel, là maintenant et pas sur la comète, et pas pour flatter un égo fragile qui espère des autres une reconaissance et affection que je ne suis pas capable de me donner ; et puis entropiser -- dans la bonne direction cette fois -- plutôt que de maintenir un semblant de perfection, de reversibilité, de status quo déguisé, par peur d'être moi.
Bon allez bisous, j'ai une machine à écrire à récupérer via leboncoin.